Il existe des techniques simples pour apprendre à gérer les émotions négatives sans se laisser submerger par elles. Première règle : prendre de la distance
19/02/2023 – par Maria Cristina Righi

Anxiété, peur, colère. Le émotions négatives accompagnent notre quotidien au même titre que les émotions positives. Parfois, cependant, elles semblent tout envahir et deviennent impossibles à gérer. Les conseils de psychologues et thérapeutes peuvent nous aider à gérer les idées noires et les blocages qui proviennent de nos peurs les plus ancestrales. Qu’est-ce qui détermine les émotions négatives ? Certaines dépendent de facteurs génétiquesNous sommes tous prédisposés à la tristesse et à l’anxiété, mais certains le sont davantage et étaient autrefois définis comme ayant un tempérament bilieux. A ces facteurs s’ajoutent lesl’éducation et les événements de la viequi peuvent parfois réduire ou amplifier cette prédisposition. Il faut savoir qu’une émotion très forte peut conduire à une auto-évaluation. Ainsi, si un enfant est prédisposé à la tristesse, il risque de voir cette émotion amplifiée s’il ne réalise pas certaines de ses attentes.
Il y a des moments où les émotions négatives prennent le dessus. Certaines d’entre elles, lorsqu’elles sont trop envahissantes, conduisent souvent à une réduction de l’activité. L’l’anxiété conduit à éviter les situations qui peuvent l’accroîtrela peur du jugement des autres et, en fin de compte, l’isolement. L’anxiété tristesse génère une inhibition de l’action car on finit par se dire qu’il ne sert à rien d’agir. Il en va de même pour la culpabilité, qui accompagne le sentiment d’inadéquation, et l’humiliation, lorsqu’on est retenu par la peur d’être piétiné.
Il est important d’être attentif aux messages que nous envoient les émotions négatives. Peur, colère, tristesse, jalousie, culpabilité. Tous ces sentiments désagréables parlent de nous et nous envoient des messages. Si nous nous sentons mal à l’aise lorsqu’une personne nous parle, c’est que le message reçu a déclenché des émotions. Nous devons prendre en compte ces sentiments pour mieux gérer ce qui se passe. Comprendre cela nous aidera à expliquer le besoin de respect, de confiance et de sécurité. Souvent, cependant, nous faisons tout ce que nous pouvons pour ne pas écouter nos émotions. Nous allons même jusqu’à les refouler de peur d’être submergés par elles. Ce faisant, non seulement nous nous déconnectons de nous-mêmes, mais nous portons un masque devant les autres. Or, notre plus grande force devrait être d’accepter notre vulnérabilité et d’avoir le courage de l’exprimer. C’est ainsi que nous créons un lien avec les autres.
Il y a des exercices pour sortir de cette spirale infernale. Nous devons prendre une certaine distance par rapport à nos émotionscomme si nous étions sur un belvédère (ce qui signifie une belle vue et donc une vue moins négative). Nous essayons de de considérer le côté positif des choses et de se projeter dans un avenir meilleur. L’idée est d’élargir l’angle de vision, rétréci par le poids des sentiments qui nous focalisent sur un problème apparemment insoluble. On peut aussi choisir de pratiquer une activité relaxante, qui peut être l’écoute de musique, la lecture, la pratique d’un sport. L’idée, ce faisant, est d’entrer dans une zone de créativité et de plaisir qui apaise l’émotion négative.
Il est également utile d’aborder progressivement les situations que l’on évite et d’en augmenter peu à peu la difficulté. Les personnes qui ont peur des réunions avec beaucoup de monde commenceront par des petits groupes. Dans ce type de situation, l’anxiété est à son maximum au début de l’activité mais diminue automatiquement au bout de trois quarts d’heure. Même si le premier pas coûte beaucoup d’efforts, il est nécessaire de rester en contact avec les situations qui nous font peur. C’est la meilleure façon de surmonter les peurs.
La relaxation du diaphragme soulage le stress
Pour atténuer les effets des émotions négatives, on peut pratiquer la respiration abdominaleen plaçant légèrement le bout des doigts sous la pointe intérieure du sternum.
La technique est très simple et à la portée de tous. On inspire en gonflant le ventre et on expire en le dégonflant lentement. On insère ensuite doucement le bout des doigts, comme pour former un creux sous le sternum. Cette respiration est très efficace pour détendre le diaphragme qui, sous l’effet du stress, se contracte et empêche une bonne respiration